L’Ecole Saint-Géry fut fondée par les Sœurs de la Sainte-Union le 30 octobre 1846 à la demande du Doyen de l’époque Monsieur l’Abbé Deruyelle.  Monsieur le Comte Nédonchel appuya cette initiative et mit à disposition des religieuses un bâtiment situé rue de l’Industrie et ce de 1846 à 1853.  Ce n’est qu’en 1857 et 1858 qu’un bâtiment plus important fut construit, aux frais de la Congrégation (25.800 francs), sur un vaste terrain que le Comte Nédonchel leur céda dans l’Allée du Château, actuellement Allée de la Motte. 

Monsieur l’Abbé Legrain, Doyen à l’époque, bénit cette nouvelle maison qui comprenait alors : cinq classes primaires pour les internes et externes des « meilleures familles » de la paroisse et une école primaire pour les externes de la classe ouvrière.  Des aménagements eurent également lieu entre 1891 et 1901 pour un montant de 106.712 francs.

 

En 1879, lors de la lutte scolaire, Mr le Doyen Berthe acheta rue Royale un ancien atelier de chaudronnerie qu’il fit transformer en deux classes, l’une primaire, l’autre gardienne.  Il céda ce local à la Congrégation à condition de l’affecter à l’école gratuite.  Vu l’affluence d’élèves, une seconde classe y est ouverte en 1881 et le Comte se charge du traitement de cette deuxième maîtresse et ce jusqu’en 1895 où les classes furent subsidiées (rue des Arbalétriers). 

 

C’est à ce moment qu’une partie du pensionnat fut aménagé en une « Ecole normale » destinée à former les jeunes filles et les jeunes sœurs à l’obtention du diplôme d’institutrice.  Elle fut transférée à Kain en 1901 (rue Neuve).  Par contre, une classe gardienne est ouverte.

 

En 1904, le pensionnat voit sa population augmenter suite à l’expulsion des pensionnaires du Pensionnat Saint-Joseph de Douai. 

En 1915, quatre classes primaires pour pensionnaires et externes payantes, 2 classes primaires et une classe gardienne gratuites.Vers 1930, l’école paroissiale naît de l’autre côté de la rue mais attachée de cœur à la Sainte-Union

 

 

Le 14 mai 1940, le Couvent est atteint par une bombe incendiaire.  Les Sœurs purent s’échapper mais tout fut détruit.  Ce n’est qu’en juin que le pensionnat trouve un abri au Château Dorzée et rouvrait ses classes mais sans pensionnaires.  Cela a pu fonctionner jusqu’’au 02 septembre 1944 date à laquelle, les Allemands, en retraite, firent sauter le dépôt de munitions.  De nouveau, tout fut détruit et ce n’est qu’avec la ténacité et la confiance en Dieu de Monsieur le Chanoine Craco que la Sainte-Union a pu commencer l’œuvre de reconstruction et remettre sur pied son œuvre d’apostolat.

 

En 1948 , le pensionnat est de nouveau opérationnel grâce aux dons reçus mais plus petit qu’autrefois.

 

En 1967, s’ouvrait une école maternelle à l’endroit de la chapelle Saint-Joseph, avenue Jules Ducobu, au lieu-dit « Les quatre chemins » et ce suite à une augmentation de la population du Foyer moderne.

 

Au fil du temps, l’école prospéra et vint à manquer de place.  C’est sous l’impulsion de Mr le Doyen Scruel qu’elle doubla sa superficie grâce au don (pour le franc symbolique) de l’ancienne salle de cinéma Crystal.  A cet endroit, le Pouvoir Organisateur de l’époque aménage une grande salle polyvalente au rez-de-chaussée et des classes à l’étage.  Leur inauguration eut lieu le 27 octobre 1984.  C’est à partir de cette date que l’école de la Sainte-Union devint l’Ecole Saint-Géry.

 

Le pensionnat devint une maison de retraite pour les sœurs de la Sainte-Union.  Elles le quittèrent suite au dramatique accident de voiture qui coûta la vie à deux d’entre elles.  Le Pouvoir organisateur est devenu propriétaire du Couvent pour en faire un complément naturel de l’école.

Aujourd’hui, toutes les maternelles de l’Allée de la Motte ont été transférées dans ce bâtiment.

 

De 2005 à 2010, une nouvelle vague de travaux ont été réalisés : la toiture rue des Arbalétriers; la mise en conformité (escaliers – plafonds – éclairage – isolation – toilettes – …) dans l’implantation de l’Allée de la Motte; l’installation des maternelles dans l’ancien couvent.